A vrai dire, mon sentiment de supériorité est réduit à la taille d'un petit pois congestionné . Mélange dégeulasse d'orgueil et de naïveté . Débordements de bons sentiments et d'attentions nocifs . J'aurai aimé aimer, rire , parler, donner beaucoup , partager surtout , désirer parfois et envier sometimes. On s'attend souvent à pas mal de choses, sauf à cela . Joyeux bordel dans ma tête . Faire du mal, me faire du mal, douce atrocité et , difficile de s'arrêter, je parlais de répugance, la voila à son summum. Douleur, additionnée à la peur . Moui, j'ai les boules, dirait-on communément . Plus vraiment actrice et personnage à part entière de ma vie, je me dérobe vers la facilité et deviens spectatrice de ma propre vie. On se tient , s'étreint , puis on fini par prendre différent chemin. C'est tracé, je n'ai plus qu'a retrouver le sourire. Jointe à la phobie de l'enfermement, la disparition s'apparente à un véritable cauchemard. De quoi ai-je peur ? Peur d'aimer à nouveau, peur de retomber dans mes travers. Pourtant j'envie beaucoup le bonheur des autres, l'amour , l'eau fraîche , les merlans-frits, et toute cette niaiserie évidente. Vivre d'amour. Et de tout cela...
Il y a des jours où je me bat contre moi-même, des jours dont j'aimerais qu'ils durent éternellement , d'autres où j'aimerais être morte. Et il y a des jours où j'aimerait être quelqu'un d'autre...